San Francisco est l'une des églises les plus importantes de Popayan. Chaque soir, les processions de la Semaine Sainte sortent d'une église différente. Colombie, 2019
Célébration du Dimanche des Rameaux devant la Cathédrale Basilique Nuestra-Señora-de-la-Asunción de Popayan. Cette journée marque le début de la Semaine Sainte. Les participants brandissent des rameaux bénis. Colombie, 2019
Une femme prie en regardant la procession du Dimanche des Rameaux. Popayan, Colombie, 2019
Le lundi matin, dans l'Église de Santo-Domingo, les membres de la communauté participant à la Semaine sainte, les semanasanteros, assemblent les châsses qui constitueront la procession du Vendredi saint. Ce savoir-faire se transmet exclusivement à l'oral. Popayan, Colombie, 2019
Mario Córdoba  est le sindic du paso de la Vièrge des Douleurs. Il termine de choisir les porteurs grâce à la coteja. Les porteurs sont alignés pieds nus et l'alignement de leurs épaules est observé. La répartition du poids doit être égale entre tous les porteurs qui vont devoir charger sur leur épaule des châsses pouvant peser jusqu'à 600 kilogrammes. Le sindic est le responsable d'un paso. En plus choisir les porteurs, il est responable des pièces précieuses installées sur la châsse. Popayan, Colombie, 2019
Des jeunes femmes attendent d'être habillées comme sahumadora à quelques heures du début de la procession du Lundi saint. La sahumadora est un personnage emblématique des processions de Popayan, elle porte l'encens et marche devant les pasos où figurent le Christ ou la Vierge. Elle revêt les habits traditionnels de la ñapanga, symbole de la femme du peuple. Popayan, Colombia, 2019
Une heure avant le début de la procession, Felipe Andrade rejoint les autres porteurs à l'église San Agustin d'où sort la procession du Mardi saint. Felipe est originaire de Popayan et vit à Bogota. Avocat, il ne rate jamais la Semaine sainte où il porte deux soirs de la semaine. Popayan, Colombia, 2019
Une femme patiente en attendant la procession. Popayan, Colombie, 2019
Soir de pleine lune le Jeudi saint. Popayan, Colombie, 2019
La foule attend de voir passer la procession du Jeudi saint dans le centre historique de Popayan. La patience est de mise afin d'obtenir une bonne place le long des étroits trottoirs de la ville. Popayan, Colombie, 2019
Une jeune femme accompagne la procession du Jeudi saint en tenant une bougie à la main. On désigne ces participants par le terme d'alumbrantes : ceux qui éclairent. Popayan, Colombie, 2019
La procession du Jeudi saint vu d'un balcon du centre historique de Popayan. Les plus fortunés peuvent louer les balcons des maisons. Popayan, Colombie, 2019
Le paso des Insignes lors du Vendredi saint. Les frères Paz profitent du début de la procession pour porter tous ensemble. Avant le début de la procession, les pasos doivent être acheminés au point de départ du parcours. C'est l'occasion pour ceux qui ne sont pas porteurs de porter quand même, on désigne cette pratique par le terme de pinchón. Popayan, Colombia, 2019
Mardi saint. Felipe Andrade est un des porteurs de la première ligne du paso des Insignes. Désigné entre les huit porteurs, il claque son barreau pour donner le signal du départ aux autres. Les porteurs doivent travailler ensemble pour porter avec allure. À sa gauche, Guillermo Vallejo tient son alcayata, une sorte de fourche qui permet de soulager l'épaule du poids du paso lorsque celui-ci est à l'arrêt. C'est un symbole de la Semaine sainte de Popayan. On appelle l'art de porter le carguío. Popayan, Colombie, 2019
Jerónimo Velasco est moquero pour le paso des Insignes lors de la procession du Vendredi saint. Les moqueros viennent grater la cire des bougies qui sont installées sur les châsses afin d'éviter que celle-ci ne tombe dessus. Le poste de moquero est la porte d'entrée pour les jeunes de Popayan de participer à la Semaine sainte. Popayan, Colombie, 2019
Si les femmes ne peuvent pas porter les pasos, elles occupent d'autres fonctions lors des processions de la Semaine sainte. Les porteuses de ruban accompagnent le tombeau du Christ lors de la procession du Vendredi saint. Les femmes peuvent également être sahumadoras ou encore régisseuses et s'assurer ainsi du bon déroulement de la procession. Popayan, Colombie, 2019
Jose Córdoba est félicité à l'issu de la procession du Mardi saint. Il a parcouru avec les 7 autres porteurs du paso de la Vierge des Douleurs plus de 2 kilomètres pendant près de 4 heures. Être porteur c'est faire face à un défi physique intense puisque les paso peuvent peser jusqu'à 600 kilogrammes. Popayan, Colombie, 2019
Guillermo Vallejo exhibe son cal encore douloureux à cause de l'effort physique de la veille. Pour les porteurs, c'est un trophée qu'ils développent après plusieurs années à porter pendant la Semaine sainte. Popayan, Colombie, 2019
Église de Santo-Domingo. Francisco Paz porte la statue du Christ pendant le démontage des pasos à l'issu de la procession du Vendredi saint. Les porteurs désassemblent tout de suite après la procession les pasos qui ne vont plus ressortir les jours suivants. Soutenir le Christ est un honneur pour un porteur. Popayan, Colombie, 2019
Sebastian Agudelo s'assoit pour la première fois depuis le début de la procession du Mardi saint. L'effort physique fournit par les porteurs est intense. Certains d'entre eux vont néanmoins continuer la soirée et aller fêter une bonne partie de la nuit. Popayan, Colombie, 2019

San Francisco est l'une des églises les plus importantes de Popayan. Chaque soir, les processions de la Semaine Sainte sortent d'une église différente. Colombie, 2019 Célébration du Dimanche des Rameaux devant la Cathédrale Basilique Nuestra-Señora-de-la-Asunción de Popayan. Cette journée marque le début de la Semaine Sainte. Les participants brandissent des rameaux bénis. Colombie, 2019 Une femme prie en regardant la procession du Dimanche des Rameaux. Popayan, Colombie, 2019 Le lundi matin, dans l'Église de Santo-Domingo, les membres de la communauté participant à la Semaine sainte, les semanasanteros, assemblent les châsses qui constitueront la procession du Vendredi saint. Ce savoir-faire se transmet exclusivement à l'oral. Popayan, Colombie, 2019 Mario Córdoba  est le sindic du paso de la Vièrge des Douleurs. Il termine de choisir les porteurs grâce à la coteja. Les porteurs sont alignés pieds nus et l'alignement de leurs épaules est observé. La répartition du poids doit être égale entre tous les porteurs qui vont devoir charger sur leur épaule des châsses pouvant peser jusqu'à 600 kilogrammes. Le sindic est le responsable d'un paso. En plus choisir les porteurs, il est responable des pièces précieuses installées sur la châsse. Popayan, Colombie, 2019 Des jeunes femmes attendent d'être habillées comme sahumadora à quelques heures du début de la procession du Lundi saint. La sahumadora est un personnage emblématique des processions de Popayan, elle porte l'encens et marche devant les pasos où figurent le Christ ou la Vierge. Elle revêt les habits traditionnels de la ñapanga, symbole de la femme du peuple. Popayan, Colombia, 2019 Une heure avant le début de la procession, Felipe Andrade rejoint les autres porteurs à l'église San Agustin d'où sort la procession du Mardi saint. Felipe est originaire de Popayan et vit à Bogota. Avocat, il ne rate jamais la Semaine sainte où il porte deux soirs de la semaine. Popayan, Colombia, 2019 Une femme patiente en attendant la procession. Popayan, Colombie, 2019 Soir de pleine lune le Jeudi saint. Popayan, Colombie, 2019 La foule attend de voir passer la procession du Jeudi saint dans le centre historique de Popayan. La patience est de mise afin d'obtenir une bonne place le long des étroits trottoirs de la ville. Popayan, Colombie, 2019 Une jeune femme accompagne la procession du Jeudi saint en tenant une bougie à la main. On désigne ces participants par le terme d'alumbrantes : ceux qui éclairent. Popayan, Colombie, 2019 La procession du Jeudi saint vu d'un balcon du centre historique de Popayan. Les plus fortunés peuvent louer les balcons des maisons. Popayan, Colombie, 2019 Le paso des Insignes lors du Vendredi saint. Les frères Paz profitent du début de la procession pour porter tous ensemble. Avant le début de la procession, les pasos doivent être acheminés au point de départ du parcours. C'est l'occasion pour ceux qui ne sont pas porteurs de porter quand même, on désigne cette pratique par le terme de pinchón. Popayan, Colombia, 2019 Mardi saint. Felipe Andrade est un des porteurs de la première ligne du paso des Insignes. Désigné entre les huit porteurs, il claque son barreau pour donner le signal du départ aux autres. Les porteurs doivent travailler ensemble pour porter avec allure. À sa gauche, Guillermo Vallejo tient son alcayata, une sorte de fourche qui permet de soulager l'épaule du poids du paso lorsque celui-ci est à l'arrêt. C'est un symbole de la Semaine sainte de Popayan. On appelle l'art de porter le carguío. Popayan, Colombie, 2019 Jerónimo Velasco est moquero pour le paso des Insignes lors de la procession du Vendredi saint. Les moqueros viennent grater la cire des bougies qui sont installées sur les châsses afin d'éviter que celle-ci ne tombe dessus. Le poste de moquero est la porte d'entrée pour les jeunes de Popayan de participer à la Semaine sainte. Popayan, Colombie, 2019 Si les femmes ne peuvent pas porter les pasos, elles occupent d'autres fonctions lors des processions de la Semaine sainte. Les porteuses de ruban accompagnent le tombeau du Christ lors de la procession du Vendredi saint. Les femmes peuvent également être sahumadoras ou encore régisseuses et s'assurer ainsi du bon déroulement de la procession. Popayan, Colombie, 2019 Jose Córdoba est félicité à l'issu de la procession du Mardi saint. Il a parcouru avec les 7 autres porteurs du paso de la Vierge des Douleurs plus de 2 kilomètres pendant près de 4 heures. Être porteur c'est faire face à un défi physique intense puisque les paso peuvent peser jusqu'à 600 kilogrammes. Popayan, Colombie, 2019 Guillermo Vallejo exhibe son cal encore douloureux à cause de l'effort physique de la veille. Pour les porteurs, c'est un trophée qu'ils développent après plusieurs années à porter pendant la Semaine sainte. Popayan, Colombie, 2019 Église de Santo-Domingo. Francisco Paz porte la statue du Christ pendant le démontage des pasos à l'issu de la procession du Vendredi saint. Les porteurs désassemblent tout de suite après la procession les pasos qui ne vont plus ressortir les jours suivants. Soutenir le Christ est un honneur pour un porteur. Popayan, Colombie, 2019 Sebastian Agudelo s'assoit pour la première fois depuis le début de la procession du Mardi saint. L'effort physique fournit par les porteurs est intense. Certains d'entre eux vont néanmoins continuer la soirée et aller fêter une bonne partie de la nuit. Popayan, Colombie, 2019

Semanasanteros

Chaque année depuis 464 ans, une semaine avant Pâques, se déroulent les évènements de la Semaine sainte de Popayan. Capitale du département du Cauca, celle qu’on appelle la « Ville Blanche » se situe dans le sud-ouest de la Colombie.
D’autres localités colombiennes organisent des célébrations similaires, mais c’est à Popayan qu’ont lieu les plus anciennes et reconnues au pays.

Tous les soirs de la semaine, une quinzaine de châsses appelées « pasos » sortent des églises de la ville accompagnées de personnages emblématiques comme le porteur (carguero), la sahumadora, le moquero.
La Semaine sainte est l’évènement le plus important d’une ville qui est confrontée à des difficultés socio-économiques, culturelles et politiques chroniques le reste de l’année. 

Pour une partie de la communauté, la Semaine Sainte est un point de ralliement où convergent les « semanasanteros » de tout le pays pour faire perdurer cette tradition transmise essentiellement à l’oral et une occasion d’affirmer sa foi, son identité et son patrimoine culturel.

Semanasanteros


Semanasanteros is a project I started working on 2019, although I have been already thinking for a few years of documenting the Semana Santa of Popayan, a Colombian town located in the Cauca region. For more than 450 years, the people of Popayan, the Patojos, have been celebrating the catholic Holy Week by displaying images of the Passion of the Christ during processions. Semanasanteros, the people from Semana Santa, are deeply involved in all aspects of this celebration. For most Patojos, the Semana Santa is the most important event of the year. As if the bells of the many churches of the Ciudad Blanca were calling, the Patojos from all across Colombia, and even those expatriated abroad, converge to Popayan every year. The Semana Santa is not only a religious event, it is a fundamental part of the community identity.

The way Popayan celebrates the Semana Santa is now on the UNESCO list of the Intangible Cultural Heritage of Humanity. This meaningful acknowledgement draws a lot of attention to Popayan, a city that used to be of great importance to the nation and that has now been struggling in a social, economical and cultural crisis for decades. A complexe context involving the Colombian armed conflict, a devastating earthquake in 1983 and the rise of a new class taking ownership of the political power has brought deep changes to the city in the past fourty years. Amongst all this, the Semana Santa has become to some Patojos a reference point in terms of culture, pride and identity.

The event that is the Semana Santa of Popayan is widely known across Colombia, but many aspects of its organization are still only known by the semanasanteros. The Semana Santa unsettles the regular social organization of the city, momentarily placing important powers between the hands of the Sindicos and Regidores, characters who play a central role in making the Semana Santa happening. I intend to document the semanasanteros not only during the notorious processions, which is the visible part of the Holy Week, but also showing what happens behind the white walls of the traditional houses of Popayan: when carguerossahumadoras and regidores prepare for the night ahead; the important process of mounting and unmounting the reliquary floats, or pasos, that hundred of thousands of people are going to watch and follow along the streets; how the carriers of each float are selected amongst the many men who want to participate. 
In essence, I want to showcase the many fundamental and traditional aspects of this parallel society that only exists during the Semana Santa which reflects, in a certain way, the political, economical, cultural and social context of Popayan and it’s region.



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